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 Hey, just smile!

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Kimberley W. Blackwood


× Pseudo : Kim
× Crédits : U.C
× Nom complet : Kimberley Willow Blackwood
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× Classe : 12th Grade — Senior Year

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MessageSujet: Hey, just smile!    Mer 26 Sep - 20:26

Hey, just smile!

PV Perséphone




    I want to break free,
    I want to break free!

    Une brosse à cheveux en guise de micro et vêtue d'un simple débardeur blanc et d'un boxer pour pyjama, Kimberley entonnait le fameux titre du célèbre groupe de rock britannique des années 1970. Sur la table de nuit, à côté du réveil et de la lampe de chevet, des petites enceintes diffusaient la musique dans toute la pièce.
    Certes, il était à peine 7 heures 30, certes nous étions samedi matin, mais elle n'avais jamais été fan des grasses matinées, préférant profiter de sa journée au maximum. Malgré l'heure précoce, elle débordait d'énergie et se déplaçait dans la chambre en sautillant au rythme de la musique. Elle aimait les week-end à Pleamore High School. L'université était généralement calme prenait un tout autre visage, les étudiants vidant ses couloirs pour rejoindre leurs familles.
    Kimberley, elle, préférait rester sur place. Elle estimait que ça ne valait pas la peine de traverser le pays pour un week-end, et elle n'avait pas revu son père depuis les dernières vacances, ce qui, elle devait l'avouer, ne l'attristait pas vraiment. Elle s'en portait même mieux ainsi. La dernière fois qu'elle et son frère étaient allés lui rendre visite, l'atmosphère avait été plus que glaciale. L'ambiance dans la grande maison était redevenue la même que celle de son enfance. Extrêmement tendue. Même si cela n'avait duré que trois jours, durant lesquelles elle a à peine échangé quelques mots avec son père, le temps lui avait semblé incroyablement long.
    Elle avait passé le reste des vacances avec Matthew, son grand frère de huit ans son aîné, dans son appartement à Brooklyn, au centre de New York. Elle a toujours entretenu une relation très complice avec lui. Aussi loin qu'elle s'en souvienne, il avait toujours été là pour la protéger, la préservant des disputes de leurs parents, jusqu'à l'élever après la mort de leur mère, alors que leur père les négligeaient. Elle savait que, bien qu'il vive à plus de 4000 kilomètres d'elle, elle pourra toujours compter sur lui.

    Kimberley bondissait joyeusement, évitant habilement les obstacles, portée par la musique. Un bazar sans nom régnait dans la chambre. La jeune fille n'avait jamais été très ordonnée. Elle aimait ce désordre familier qu'elle trouvait presque rassurant.
    Par terre gisaient les vêtements de la semaine qu'elle avait eu la flemme de ranger. A côté de son lit, une pile de livres qui traînaient ici depuis des mois commençait à s'écrouler. Même quelques feuilles de cours étaient éparpillées ici et là. Seule sa guitare restait précieusement rangée dans un recoin de la pièce.
    À l'autre bout de la chambre, le coin destiné à ma colocataire offrait un contraste détonant parmi cette pagaille. Lit fait, armoire rangée, table de nuit vide, rien n'avait vraiment changé depuis le départ de son ancienne camarade de chambre.
    Alexia, contrairement à elle avait toujours été très ordonnée, presque maniaque. Les manies très différentes des deux colocataires avaient divisé la pièce en deux, ce qui ne les avait jamais empêché de s'entendre parfaitement. Mais Alexia était partie à la fin de l'année précédente, souhaitant terminer ses études à l'étranger. Depuis, Kimberley avait la chambre pour elle seule et, petit à petit, le désordre avait finit par envahir le reste de la pièce.

    Sautillant, bondissant, dansant à travers la pièce, Kimberley suivait les paroles du chanteur, se laissant aller.

    How I want to break f...

    Soudain, la jeune fille fut stoppée net dans son élan, alors que le chanteur continuait d'entonner les paroles. Figée sur place, elle fixait avec effroi la porte de sa chambre, laissant tomber sa brosse sur le sol. En effet, une jeune fille blonde se tenait dans l'embrasure de la porte. Vu la façon dont elle l'observait, elle devait vraiment paraître pour un folle. Réfléchissant à toute vitesse, Kimberley se demandait ce qu'elle allait bien pouvoir raconter. Puis, renonçant finalement à se justifier, elle s'approcha de la nouvelle venue et lui tendit la main.

    Euh, salut. Moi c'est Kimberley.


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Perséphone L. Carmichael


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MessageSujet: Re: Hey, just smile!    Dim 30 Sep - 15:59

L'université était déserte. C'était le week-end. En temps normal, Perséphone adorait les weeks-end. Les grasses matinées. Les sorties entre amis. Bref, tout ce qu'on pouvait faire durant ces deux jours salvateurs; jour des repos, où personne ne venait la déranger. Avant, à l'academie de danse, c'était comme ça. Quoique; naturellement populaire, on la demandait pour des fêtes, des sorties. Le week-enbd, elle aimait bien ça. Sauf que là, ce samedi matin, à 7heures 30, et bien elle galérait pour trouver sa chambre. Il y en avait combien, des chambres, dans cette université, sérieux ?! Elle se trainait sa valise depuis qu'elle était arrivée ici. Après qu'Eleven et elle se furent séparés, Perséphone s'était retrouvée seule, avec ses misérables indications à la main. Youhou. La blonde soupira. La Pleamore High School avait beau être une université plus que sublime, pour de vrais riches, et elle ne trouvait rien d'autre à faire que se plaindre. Tss. Toujours à râler. Savait-elle seulement faire autre chose... ? Bah. Sa vie, c'était un grand bordel. Elle était incapable de contrôler ses excès, alors lui demander d'arrêter de se plaindre, autant rêver ! Elle aurait été tellement mieux, ailleurs. N'importe où. Surtout à l'académie de New York. Elle ne voulait pas être ici, putain. Elle voulait danser. S'évader. Perséphone soupira et s'arrêta en plein milieu du couloir. La moitié des élèves devaient être de retour dans leurs familles. Elle venait à peine d'arriver. De toute façon, qui pouvait-elle bien voir ? Sa mère, exilée au Japon, remariée, un enfant, un job bien propret, un joli apppart en plein Tokyo, et qui ne souhaitait sûrement pas que sa fille bipolaire et droguée vienne détruire son bonheur illusoire ? Non. C'était la dernière chose que Belladonna souhaitait. Et son père ? Bah, elle l'aimait bien, mais elle était beaucoup plus complice avec lui du temps de son enfance. L'enfance... temps béni qu'elle n'avait jamais quitté. Se souvenait-elle seulement... Te souviens-tu Perséphone... De toutes ces personnes dont tu as croisé le regard sans jamais les connaitre ? Te souviens-tu... De ces plats trop épicés, de ces coutumes étranges ? Te souviens tu... Et la mélancolie prend place dans son esprit délabré. Ce n'est pas une bonne chose. Il lui faut alors ses pillules, ses médocs, de l'alcool. Et elle est mal. La tête lui tourne et elle chancelle sur ses compensés. Pauvre pétasse arrogante. Respire, Perséphone. Et il n'a rien de pire... que de mourrir une nouvelle fois... Elle reprit son souffle avec la même impression de noyade qui l'habitait depuis quelques temps. Perséphone avait envie de pleurer. Et Eleven qui s'était barré. Elle avait eu envie de le frapper. Mais elle ne pouvait que lui accorder une attention déviante. Adieu, Perspéhone.

Bon sang, elle voulait seulement s'amuser un peu. Et elle n'arrivait qu' à déprimer. C'était ridicule. Elle avait envie de se frapper. Putain, elle ne valait rien. Pourquoi est-ce qu'il lui avait envoyé cette bourse ? Elle n'en voulait pas. Tout ce dont elle se souvenait, c'était la fierté qu'elle avait ressenti lorsequ'elle avait été sélectionnée par le ballet de New-York. Pas celle qu'elle avait ressentie lorsequ'elle avait ouvert la lettre glacée de la PLeamore High School. Se souvenait-elle seulement... Des cris de joie de son père. Qui n'était pas les siens. Elle, elle avait eu plutôt envie de pleurer. Pas étonnant. De toutes façons, elle n'avait qu'un an à tirer dans cette université, et au revoir Pleamore. Adios, babe. A moins qu'elle ne se fasse renvoyer avant, ce qui ne serait pas étonnant non plus. Les paris étaient ouverts. Mais qu'est-ce qu'elle allait parier, cette fois-ci ? Son honneur ? Son corps perverti ? Sa compagnie ? Sa dose ? Autant de petites choses qui se pressaient sous son crâne azimuté. De toutes façons, est-ce qu'elle allait résister longtemps avec une bande de bourges, d'intellos, de drogués, de putes, de filles à papa, et autres spécimens venant du monde entier ? Ouais, elle avait raison de se poser la question. Perséphone avait franchement hâte de se tirer de là. Autant de questions et de souvenirs ténus qui hantaient son esprit délabrés par les délires cocaïnés trop fréquents. Les garçons aimaient beaucoup Perspéhone cokée. Un peu moins quand elle était lucide. Mais qu'ils le veuillent ou non, elle les fascinait toujours.

I want to break free,
I want to break free!


Ce fut cette mélodie apocaliptique qui la sortit de ces délires adolescents. De ces divaguations sans fin. C'était affreux. Et ça venait de sa chambre. Youhou. Perspéhone se tint quelques secondes figée devant la porte, sa clope se consummant insolemment entre ses lèvres. Et sans prévenir, comme prise d'une pulsion cokée, elle ouvrit la porte. Dedans, c'était le bordel. Le vrai. Celui que Perséphone affectionnait. Mais le mieux, c'était la fille. Celle qui dansait, une brosse à cheveux à la main, qui lui servait vraisemblablement de micro. Assez drôle. La brosse à cheveux en question tomba lourdemment sur le sol lorseque l'autre s'aperçut de sa présence... pour le moins étrange. Perséphone ne put s'empêcher de sourire : ainsi donc, elle faisait cet effet-là aux gens ? Apparemment oui. Le temps que la fille réagisse, elle s'était avancée avec sa grâce de danseuse, et posait sa valise à terre. Puis elle se présenta. Perspéhone fit de même. Elle n'était pas très polie, mais quand même. << Perséphone. T'es matinale, dis donc. T'as pas peur de réveiller d'éventuelles marmottes ? >>


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❝Help, I have done it again ;I have been here many times before;Hurt myself again today ;
And, the worst part is there's no-one else to blame ;Be my friend ;
Hold me, wrap me up ;Unfold me ;I am small ;And needy ;Warm
me up ;And breathe me ;Ouch I have lost myself again ;Lost myself
and I am nowhere to be found, ;Yeah I think that I might break ;
I've lost myself again and I feel unsafe ;Be my friend ;Hold me,
wrap me up ;Unfold me ;I am small;And needy ;Warm me up ;
And breathe me ;Be my friend ;Hold me, wrap me up ;Unfold me;
I am small ;And needy;Warm me up ;And breathe me ❝
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Kimberley W. Blackwood


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MessageSujet: Re: Hey, just smile!    Mer 17 Oct - 21:00

    Kimberley n’avait pas été plus surprise par l’apparence de la jeune fille qui venait d’entrer - à Pleamore Hight School, elle avait l’habitude de croiser des gens bien différents, elle en avait l’habitude - que par le fait qu’elle se manifeste aussi tôt. En effet, elle avait été prévenue, une semaine auparavant, que sa nouvelle camarade de chambre arriverait ce week-end. Mais, connaissant les habitudes hibernantes de la plupart des pensionnaires, elle devait avouer qu’elle ne l’attendait pas avant midi. Voire bien plus tard.
    Ce fut donc un peu déconcertée qu’elle salua la nouvelle venue. Cependant, son caractère enjoué et sociable ne tarda pas à reprendre le dessus. Au début, elle se sentait un peu gênée que sa nouvelle colocataire l’ait rencontrée dans ces circonstances. Mais tout bien réfléchit, cela valait mieux. Il n’y aurait aucune ambigüité entre elles, quitte à ce qu’elle la prenne pour une folle.

    Kimberley toisa un moment la jeune fille qui lui faisait face. Outre son apparence physique qui, d’après elle, ne signifiait pas toujours grand chose, elle remarqua sa démarche singulière. Elle s’était avancée de quelques pas, étrangement légers et gracieux. Kimberley en conclu qu’elle devait être danseuse, patineuse ou gymnaste. Elle se demandait si elle ferait partie des clubs ou des hearths. Quoi qu’il en soit, elle était plutôt contente de cette nouveauté.
    Son ancienne colocataire, toute passionnée par les études quelle était, s’était naturellement tournée vers les diamonds. Et encore, passionnée est un bien faible mot. Elle passait tellement de temps plongée dans ses bouquins, que Kimberley s’était toujours demandé s’il lui était déjà arrivé de faire autre chose. Sortir avec des amis, faire la fête, se changer les idées quoi ! Mais elle était très vite partie finir ses études à l’étranger et elle n’avait jamais pu résoudre le mystère Alexia. En tout cas, elle espérait très fort pour elle qu’il lui arrivait de s’amuser. Auquel cas sa vie devait être bien ennuyeuse. Ou pas, après tout, chacun ses goût, mais Kimberley savait qu’elle, elle n’aurait jamais été capable de vivre comme ça. Rester assise toute la journée, du matin au soir, sur une chaise, très peu pour elle !
    Depuis le départ d’Alexia, elle avait dû s’habituer à vivre seule dans sa chambre d’étudiante. Il lui arrivait pourtant d’apprécier la solitude, lors des rares instants où elle broyait du noir.

    D’accord, quand on regarde Kimberley, son éternel sourire sur le visage et l’énorme fortune de sa famille qui lui permettait de vivre aisément, on est en droit de se demander les raisons qui peuvent l’amener à déprimer. Sauf que, chacun possède des fantômes cachés, et la jeune fille ne faisait pas exception à la règle.
    Depuis la disparition de sa mère, et avec le brutal changement d’environnement – passant d’un cadre familial doux et protecteur à une atmosphère froide et isolée – Kimberley était sujette à des crises de larmes ou d’angoisse en pleine nuit, sans qu’elle ne puisse rien faire pour les contenir. Les premiers mois après l’accident, elle avait été incapable de dormir seule. Puis, les crises s’étaient progressivement espacées, sans pour autant disparaître totalement. Ce genre de crise ne s’était manifestée qu’une fois depuis qu’elle avait intégré Pleamore High School. Sa camarade de chambre s’était beaucoup inquiétée, mais jamais Kimberley ne n’était confiée. A qui que ce soit.
    Cependant, on ne peut effacer ce genre d’évènement de sa mémoire, pas sans en payer le prix fort. Tout ce qu’on peut faire, c’est vivre avec.

    Enfin bref, la solitude, c’est pas vraiment le truc de Kimberley. Elle, elle aime les gens, faire de nouvelles rencontres, sortir… Et lorsqu’on lui avait annoncé qu’elle allait bientôt accueillir une nouvelle colocataire, cette idée l’avait enchantée. La jeune fille aimait rencontrer de nouvelles personnes. C’est le genre d’expérience qu’elle trouve enrichissante.

    La nouvelle locataire posa sa valise au sol. Kimberley remarqua son air sceptique et se rendit compte que la musique tournait toujours. Elle se précipita alors vers ses enceintes, et les débrancha, le silence suivant le chaos. Tout le monde n’aimait pas ce genre de musique, ça elle pouvait parfaitement le concevoir. D’ailleurs, elle s’imaginait parfaitement être la seule personne au monde à l’écouter encore.

    Je suis désolée pour la musique
    , sourit-elle.

    Elle avisa alors ses affaires qui traînaient un peu partout dans la pièce et entreprit de dégager le coin consacré à sa colocataire. Le rangement n’était vraiment pas son activité favorite, mais elle allait devoir faire un effort. Une fois ses affaires déplacées et entassées dans un autre recoin de la chambre, elle se retourna vers la jeune fille qui avait patiemment suivit tout son manège.

    T’es matinale, dis donc. T’as pas peur de réveiller d’éventuelles marmottes ?


    Sa question la fit sourire. C’était une question quelque peu étrange pour des présentations, mais cela en révélait pas mal sur elle.

    Oh, tu sais, il n’y a presque personne le week end. Et puis, ce n’est pas grand-chose par rapport au boucan qu’ils peuvent faire le soir quand ils rentrent de soirées bien arrosées. Ne t’inquiète pas, je ne fais pas ça tous les jours.

    Kimberley toisa de nouveau le bazar qui régnait dans la pièce, songeant un instant que ça ne faisait peut-être pas très bonne impression. Elle se frotta les mains, l’air gêné, avant de faire de nouveau face à la jeune fille, dont elle ne connaissait toujours pas le nom.

    Hem, excuse-moi pour le désordre, mais le rangement, c’est vraiment pas mon truc. Au fait, tu ne t’es toujours pas présentée.



[Ma couleur est Royalblue si tu veux savoir.]

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Perséphone L. Carmichael


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MessageSujet: Re: Hey, just smile!    Ven 9 Nov - 16:32

En regardant le visage enfantin de sa nouvelle colocataire, Perséphone s'en voulait un peu. Etait-ce elle qui allait la voir dans tout ses états, des plus décadents aux plus surprenants. Elle allait assister en direct à ses sautes d’humeur monstrueuses. Sans trop savoir pourquoi, la Heart se fit la promesse d’être supportable. Bon. Elle toisa sa colocataire, hésitant entre « elle a l’air gentille », et « qu’elle vienne pas me parler celle-ci », puis décida que, tout de même, vu qu’elles étaient sensées se supporter durant une année au minimum, autant qu’elles s’entendent bien. Puis, l’attitude de cette dernière lui plaisait bien. Pour une fois, Perséphone ne semblait pas être tombée sur une fille superficielle, mais une nana sympa et plutôt énergique à ce qu’elle pouvait voir. Pas de raison de ne pas l’aimer donc. Surtout qu’elle ne semblait pas vraiment prise de tête, bien qu’elle ait saluée Perséphone d’une manière plutôt désarmante, sûrement gênée que celle-ci l’ait surprise dans un de ces délires qu’en général les gens préféraient qu’ils demeurent inconnus. D’un autre côté, la danseuse aurait préféré avoir une chambre pour elle toute seule. Caprice de petite fille gâtée ? Pas le moins du monde. Elle chérissait sa solitude superficielle, certes la compagnie des autres ne la dérangeaient pas, mais elle n’était pas du genre à copiner avec tout le monde. Mais peut-être Kimberley serait une exception à la règle. Peut-être. C’était pas sûr. Mais tant qu’elle n’était pas une maniaque du rangement, de la propreté et des études, elles pourraient sûrement trouver des terrains d’entente. C’était même probable. Un sourire sincère étira les lèvres pâles de la hearts. La bonne humeur de sa nouvelle coloc’ la contaminait décidemment très vite. Tant mieux remarque ; au moins, à force de la côtoyer, la hearts retrouverait un semblant de joie. Ce n’était pas dit, mais pourquoi pas. On l’avait séparée de Violet. Elle avait besoin d’une amitié sincère. D’un port d’attache, en quelque sorte. Alors, Perséphone. Sois sympathique et sociable. Et tout ira bien. Bon, ça a l’air bien parti. D’après ce que Perséphone pouvait voir de l’ « inconnue », elles s’entendraient bien, pour la bonne raison que Perséphone n’était pas du genre à chercher la merde avec des filles qui avaient l’air aussi gentilles, à qui elle aurait voulu ressembler en fait. Donc, c’était plutôt bien parti. Tant mieux. Un peu de nouveauté, ça ne ferait pas de mal. Le silence sortit la danseuse de ses pensées. A vrai dire, elle s’était habituée au chaos ambiant, la musique ne la gênait pas vraiment. Cela avait même fait office de bande-son de ses pensées durant quelques secondes. Ce n’était pas désagréable, tout le monde sait que la musique a un bon effet sur le cerveau, sur l’optimisme, etc…

« Je suis désolée pour la musique. »

Elle
aurait pu même la laisser. Cela n’aurait pas gêné la demoiselle. Pas du tout, même. La musique lui était presque devenue agréable, au bout d’un moment. Perséphone sourit : si elle devait supporter Queen, Kimberley devrait supportait ses musiques pour ses chorégraphies ! « Pas de problème. Tant que ça ne te dérange pas de supporter du classique chaque soir pendant quelques minutes pour mes étirements, tu peux même écouter du Justin Bieber si t’as envie ! » Ben oui, la danse c’est bien, une poésie harmonieuse comme on dit, mais il fallait s’étirer. Partie pas du tout agréable. Elle aurait préféré s’étirer avec quelque chose de plus remuant. Mais bon, le classique c’était l’essence même de la danse… classique. Logique. Tiens, sa coloc’ range. Elle debarasse, pousse les affaires dans des coins. Persée sourit devant ce manège, qui lui donnait l’impression d’être chez elle. Bon sang, elle n’alalit pas s’attacher à cette université, quand même ?

« Oh, tu sais, il n’y a presque personne le week end. Et puis, ce n’est pas grand-chose par rapport au boucan qu’ils peuvent faire le soir quand ils rentrent de soirées bien arrosées. Ne t’inquiète pas, je ne fais pas ça tous les jours. »

Des soirées bien arrosées ? Où ça ? Perséphone se promit également de limiter les sorties, juste pour sa gentille colocataire, n’était-elle pas altruiste ? Bon, les fêtes, elle aimait ça. Les drogues, l’alcool, les flashs, la musique trop forte, la baise, elle ne pouvait pas s’en passer, C’était presque maladif, addictif, terrible ;mais hors de question de s’épancher sur ses soucis avec Kimberley ; quand elles seraient plus proches, peut-être. Heureusement qu’elle ne faisait pas ça tout les jours, tiens ! Perséphone tenait à un réveil plus ou moins calme histoire de remettre ses neurones en place, se bichonner, avaler ses médocs en discrétion, bref, un réveil de princesse. Histoire de se préparer au mieux aux longues journées qui l’attendaient, chaque matin, ces longues tortures qui n’en finissaient pas. « Ha, je pensais qu’il y avait plus de monde. On m’a toujours dit qu’il y avait trop de boulot à l’université pour avoir le temps de sortir, contente que ce ne soit qu’un mythe » dit-elle en souriant franchement. Bon, elle n’avait pas vraiment l’intention de travailler, mais quand même, si elle était ici autant apprendre un maximum de trucs et passer une bonne année. Le travail ne lui avait jamais fait peur.

« Hem, excuse-moi pour le désordre, mais le rangement, c’est vraiment pas mon truc. Au fait, tu ne t’es toujours pas présentée. »

T
iens, comme c’est surprenant. Encore un point où elles allaient s’entendre. Merde, elle avait oublié de se présenter. A vrai dire, vu qu’on lui avait donné un papier lui indiquant où elle devait aller et avec qui, elle savait qui état sa coloc, mais n’avait pas pensé que le contraire était possible. « Perséphone Carmichael. Et, ne t’en fais pas, moi aussi je suis une grosse bordélique, y’a pas de problème. J’avais peur de tomber sur une maniaque » finit-elle avec un sourire avenant.


Bon, je m'excuse pour la nullité de la réponse Escalier


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me up ;And breathe me ;Ouch I have lost myself again ;Lost myself
and I am nowhere to be found, ;Yeah I think that I might break ;
I've lost myself again and I feel unsafe ;Be my friend ;Hold me,
wrap me up ;Unfold me ;I am small;And needy ;Warm me up ;
And breathe me ;Be my friend ;Hold me, wrap me up ;Unfold me;
I am small ;And needy;Warm me up ;And breathe me ❝
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